Il n'y a pas de marketing. Il n'y a que toi.

[addenda 16] Un roman de plus dans le Domaine Public !


Posted on janvier 19th, by Pouhiou NoéNaute in Livre II - Bonus, Vendredi Addenda. No Comments

[addenda 16] Un roman de plus dans le Domaine Public !

Et voilà, le livre II du Cycle des NoéNautes s’est conclu sur l’épisode d’hier. Retour sur ces quatre derniers mois et avant-goût de la suite…

Deux romans-marathons en un an : check !

Ben oui, mine de rien, en moins d’un an, j’ai écrit deux romans. C’est un travail de longue haleine, il y a un petit côté course de fond, et en même temps ça s’est fait de manière très naturelle. Fluide.  J’ai vraiment cru, à certains moments, que je n’y arriverai pas. J’ai vraiment cru que ma vie et ses zones de turbulences rejailliraient dans l’intrigue, ou sur le rythme d’écriture. Mais non, cela s’est poursuivi tranquillement. Peut-être parce que ce sont ces romans qui s’écrivent à travers moi…  Il n’empêche que hier, j’ai pris 2 secondes pour me la péter sur google + :

Bonjour, je m’appelle Pouhiou, et je viens d’achever mon 2e roman en moins d’un an. Tous deux sont dans le domaine public, et ils se portent bien, merci.

Alors je ne dis pas que, comme dans tout marathon, il n’y a pas d’usure. Mes urgences sont légion : je dois trouver une colloc (sur Toulouse) d’ici vendredi prochain, un boulot d’ici fin février, mon ordinateur est mort et doit être changé dans son intégralité (les all-in one, c’est vraiment de la merde !), et mon conseiller pole emploi piste chaque mois mes mensonges pour voir si je n’abuse pas des 450 € d’ASS que je vole chaque mois aux bons travailleurs honnêtes… Mais si cette aventure m’a appris une chose, c’est que plutôt de d’essayer de m’attaquer au livre de ma vie en entier, mieux vaut le régler épisode par épisode…

L’honnêteté du Domaine Public.

J’ai un aveu à te faire ; je ne suis pas libriste. Ce sont mes oeuvres qui le sont. J’ai juste mis quelques années à m’en apercevoir, et à trouver l’outil légal qui leur convienne. La licence CC0, aujourd’hui, est devenue pour moi une tentative d’honnêteté intellectuelle. Une façon de dire que ce que je fais appartient à l’univers des idées dans lequel mes ouvrages nagent et dont ils se nourrissent. Un moyen de ne pas m’interposer entre ces histoires et toi. La possibilité d’assumer que, comme l’immense majorité des auteurs, le temps pour créer m’est rendu disponible par des mécanismes solidaires et d’interdépendance (chômage et minimas sociaux, fonctionnariat, congés payés, retraite, etc…)

L’habitat naturel d’une oeuvre est le domaine public.

Tout un tas de petites peurs font qu’on va l’en extraire, par cette exception à la liberté d’expression nommée « droit d’auteur ». La peur de ne pas subsister, la peur de ne pas être diffusé, la peur de ne pas être reconnu, la peur d’être dévoyé… Aujourd’hui, tout un système s’est construit sur ces peurs. Une industrie, une économie, une vision de la culture par le prisme de l’objet culturel commercialisable se sont développés. Cela mène à des aberrations délicieusement cruelles, où (par exemple) la BNF, dépositaire et garante d’une collection de notre domaine public, prive ces oeuvres d’une libre diffusion numérique -pour 10 ans « seulement »- afin de les faire numériser. Evidemment, nous payons nous même et la chaîne et le boulot, sinon c’est pas drôle.

Avoir confiance en toi.

Cette petite sortie sur le domaine public, je vais tenter d’en parler plus longuement dans les addendas de #MonOrchide. Car, bien sûr, nous prévoyons d’éditer le livre II du cycle des NoéNautes avec Framasoft. J’ai déjà entamé le travail sur les notes de bas de page et les addendas : je pense qu’on va bien s’amuser. la collection Framabook, avec ses ebooks à prix libre (tout biental tu pourras faire un don en téléchargeant les fichiers !) et ses livres papiers d’édition non exclusive, montre qu’un autre rapport est possible. Je n’aime pas les auteurs/créations/éditions qui se méfient de moi. Je préfère celles qui me font confiance.

Le 6 février prochain, c’est les un an des NoéNautes.

À cette occasion, je te confierai leur sort !

Je ne t’en dis pas plus. Tout te sera dévoilé le 6 février. Pour ne pas que tu oublies, j’ai créé un évènement sur facebook, un autre sur google plus, et bien entendu tu peux t’inscrire à la NoéLettre (la newsletter des NoéNautes) afin de n’en pas perdre une miette. Pense à partager ces évènements avec un maximum de personnes, plus on est de fous… Je suis impatient. J’ai envie que ça marche. Envie de montrer qu’en respectant la nature libre d’une oeuvre, on peut aussi en réussir la diffusion. L’exploitation. Qu’une oeuvre contemporaine n’a pas besoin du corset du droit d’auteur pour être soutenue par son public.

Merci pour l’inspiration.

On parle si souvent de la démarche libriste qu’on en oublie de parler du principal : le roman (d’ailleurs un nouvel article sur #Smartarded a vu le jour ici). Je me suis beaucoup amusé pendant quatre mois avec les personnages et intrigues de #MonOrchide. C’est amusant, il y a une différence notable avec le livre I : j’ai l’impression d’être beaucoup moins intervenu. De m’être beaucoup plus laissé aller. Du coup, si j’ai aimé ces épisodes, je n’ai absolument aucune idée de ce que donne ce roman dans son ensemble ! J’avais eu le même décalage entre l’écriture de Tocante et celle d’AndroGame. Il s’avère qu’AndroGame est bien meilleure, plus dans les tripes, dans l’essentiel. Gageons qu’il en sera de même pour #MonOrchide…

Je me suis laissé allé dans les bras de ton regard.

La phrase n’est pas que poétique : elle est juste. Dès qu’un lecteur m’emailait une coupure de presse, qu’un autre me proposait un concours, une info, un délire, etc… cela s’est retrouvé, d’une manière ou d’une autre, dans l’intrigue. Toutes les phrases qui m’ont été proposées pour les insérer dans le dernier chapitre étaient franchement inspirantes ! La sélection s’est faite de soi, parce que ça m’a parlé, à un moment ou a un autre, durant l’intrigue. Merci de toutes tes participations et bravo à :

  • Pascal Cottin pour son « Maintenant que je suis allée vérifier la chaleur des volcans, montre-moi que tu peux éructer ta lave. » (épisode 57)
  • Étienne pour son « Être la locomotive en vue d’un tunnel est en soi pénétrant. » (épisode 58)
  • Goofy pour son « Pour ouvrir un héros : inventez, osez usurper ! » (épisode 59)
  • Mathias Chomel pour son « Ma mère a toujours essayé de me faire porter des protège-slips. » (épisode 60)
  • AnarBohème pour son « Je revendique le droit d’être lâche, de fuir ventre à terre et de me cacher, de m’approprier le plus petit des terriers lorsque les bourreaux aiguisent leurs haches. » (épisode 61)
  • HarryPopof pour son « Les six clones répliquent car le vrai semblable ment. » (épisode 62)
  • Babybrarian pour son « Arrête de me prendre la tête ! T’as besoin d’un nombre : t’as qu’à prendre le 42, il est comme toi, il a réponse à tout. » (épisode 63)
  • Et Fanny Bérail pour son « Si j’étais une grand-mère qui aime la porcelaine, j’aimerais bien vivre à Limoges. » (épisode 64)

Ce qui nous attend…

La suite, pour moi c’est simple : mettre de l’ordre dans ma vie (mais pas trop), te préparer le défi du siècle pour les un an des NoéNautes (RDV le 6 février), préparer l’édition du livre II chez framabook (tu vas kiffer), écrire deux ou trois pièces de théâtre (dont celle avec Sir Aspic) et enfin revenir aux NoéNautes pour un livre III qui, si j’écoute ce qu’il commence à me dire, va bousculer tous nos codes !

Et pour toi ?

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fais monter la pression afin que le 6 février, nous entamions ensemble une aventure festive de tous les diables !

A tout biental pour plus de plaisir…

Pouhiou


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