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Bonus 13 : inspirations et digestion


Posted on mai 18th, by Pouhiou NoéNaute in Bonus du Vendredi, Livre I : Bonus, Livre I : Épisodes. 6 comments

Bonus 13 : inspirations et digestion

J’écris pas : je digère.

Je vois que le langage familier de certains personnages me vient direct de mon addiction à Kaamelott. Je note régulièrement les emprunts que je fais à telle auteure ou tel créateur, et je sais que ce que je rétribue s’est nourri du monde autour de moi. C’est pour ça que d’aucuns croient en une noétie (époque d’aristote) ou une noosphère (quelques siècles plus tard). Un monde des idées où la conscience collective passerait en nous pour se faire digérer et ainsi inlassablement évoluer et muter, comme la terre traversant le corps des lombrics se renouvelle.

J’ai jamais compris les titres de propriété.

Sérieux. Acheter un lopin de terre m’a toujours paru abscons. Surtout enfant. Quelle drôle d’idée ! En quoi de l’or et un papier peuvent me permettre de croire que cet endroit m’appartient plus qu’à cette fourmi ? La maison que je construis, pierre après pierre, peut être détruite comme ça, par n’importe quel élément. Pourquoi le travail que j’y ai mis m’appartiendrait ? En grandissant j’ai compris qu’il s’agissait de conventions pour « la loi des hommes », histoire que chacun respecte le territoire de l’autre. Mais j’ai jamais été territorial. Ou possessif. Heureusement que je suis matérialiste, sinon il ne me resterait pas grand chose…

Libérer Les NoéNautes.

Depuis le début, j’ai une intuition : ce livre, cette histoire, ce délire t’appartient. Au début, j’ai voulu te forcer à t’en emparer. Que tu outrepasses le simple rôle de lecteur pour me soulager du boulot qu’il peut y avoir. Or, s’emparer d’une oeuvre, la faire sienne, c’est déjà lui accorder son attention. Tu t’en emparais déjà, c’est juste que je le voyais pas. Néanmoins il me manque quelque chose. Un acte symbolique qui permettre qu’en tous sens, cette oeuvre t’appartienne.

Dès aujourd’hui, je fais passer Les Noénautes dans le domaine public volontaire.

Cela veut dire que tu as le droit d’en faire ce que tu veux. Tu n’as aucun compte à me rendre. Tu peux éditer et vendre cette oeuvre pour ton propre compte, tu peux la réécrire, l’adapter, la recopier, en faire de la pub ou des navets… Tu es libre. Parce que légalement, cette oeuvre est libre. La loi Française imposerait que tu fasses mention de l’auteur malgré tout : OSEF, j’irai pas t’attaquer ^^. J’avoue que si tu fais quelque chose de tout cela, ça m’amuserait que tu me tiennes au jus. Mais tu n’as plus d’autres obligations que celles que tu te crées. Tout ceci n’est bien entendu valable que pour les textes de ce site, les images appartenant aux illustres qui sont dûment nommés.

Toi tu Sais, parce que c’est à toi.

Voilà, maintenant cette oeuvre tu peux librement en disposer. Et moi aussi (et je le ferai ^^). Un grand merci à @calimaq pour son article qui a fini de me convaincre. Si vous vous intéressez à la création numérique et à la reconnaissance des auteur-e-s allez lire son blog « S.I.Lex », ça vaut le détour. Je tiens juste à finir en disant que la campagne de promotion sur facebook « Cette Personne Sait… » marche du feu de Zeus ! Merci à toi de continuer à partager ces images sur ton mur (chaque jour plus nombreuses) et à inciter tes ami-e-s à les partager à leur tour…

C’est grisant, la liberté, hein ?

A lundi pour la suite du 7ème et avant dernier chapitre,

Pouhiou.

 

OkC’est tout pour aujourd’hui. Aller voir demain ?

Il n’y a pas de marketing, il n’y a que toi : partage donc !